Histoire

La  naissance du Club AP37

L’« Atelier Pacific 37» (AP37) a été constitué en janvier 1981 par huit modélistes dont quatre possédaient des réseaux personnels en HO. Elle a permis de structurer l’activité de passionnés qui se connaissaient parfois de longue date. Elle a surtout permis d’organiser l’activité de ces modélistes en rapport avec la Fédération Française de Modélisme Ferroviaire (FFMF), deux des membres d’AP 37 (Yves Mercier et Alain Lelu) participant déjà aux commissions techniques lancées sur la définition par la Fédération d’un système modulaire pour le HO. En 2001, le Club garda les mêmes initiales, mais changea son nom en Association Pacific 37.

C’est tout naturellement que la pratique du Club AP 37 s’est immédiatement orientée vers la construction de modules, en même temps que la Fédération en définissait les caractéristiques. Le but pour le Club était double : pouvoir disposer d’un réseau mobile, construit selon les normes de la Fédération et donc transportable et techniquement compatible avec d’autres réseaux modulaires construits selon les mêmes normes. La plupart des membres fondateurs (sept sur huit) utilisant l’échelle HO, celle-ci fut adoptée pour le Club .

Le choix d’un réseau modulaire répondait aux vœux de la Fédération, mais aussi aux conditions matérielles du Club qui à l’époque ne disposait pas de local ; les modules étaient donc entreposés dans divers locaux, allant des greniers personnels des membres à des arrières-salles de bar. C’était déjà une contrainte importante, non seulement pour le travail sur le réseau, mais aussi pour la collecte des modules quand le Club partait en expositions. Le réseau fut cependant monté au cours d’expositions diverses, locales ou nationales (Mondial du Modélisme à Paris notamment). Yves Mercier, déjà inventeur du système électronique Roul’Net contre l’encrassement des roues, devint également président du Club AP 37, vice-président technique puis président de la F.

Faute de subventions ou de subsides publics, le Club devait s’auto-financer, et hormis les cotisations, fort élevées au départ puis progressivement réduites, les seuls revenus du Club étaient les expositions « alimentaires » et les animations qu’il assurait localement. Il y avait toujours des problèmes liés à la dispersion des modules, et un « oubli sur le trottoir » mémorable lors d’une exposition illustre clairement les difficultés !

À côté de cela, dans les expositions plus spécifiquement modélistes, la structure en modules montra tout son intérêt : on pouvait facilement mélanger les modules de plusieurs clubs dès lors que les normes électriques et de dimensions étaient respectées.

 

L’installation à Fondettes

C’est en 1991 que nous a été offerte l’opportunité d’avoir notre propre local, les élus de Fondettes (une commune voisine de Tours) nous proposant de nous installer dans d’anciens locaux scolaires.  Il nous a d’abord fallu sécuriser, puis réhabiliter un local de 150 m2 doté d’une grande salle, en posant des grilles sur 20 fenêtres, puis en réparant la toiture (les membres ont beaucoup bronzé à l’été 1991). Le réseau modulaire fut finalement installé et complété en novembre 1991, pour prendre peu à peu sa configuration actuelle (voir le schéma). Trois journées portes ouvertes, un reportage de FR3 et M6 marquèrent notre installation dans ces locaux que nous occupons toujours.

À partir de 1990 s’ouvrit aussi un autre chantier pour le Club : une quinzaine d’associations de modélisme, dont quatre de modélisme ferroviaire (l’ARMCT dépendant de la SNCF, l’AACEA dépendant du CEA, l’association de modélistes de la compagnie de transports en commun de Tours Fil Bleu, et AP37, seule association indépendante des quatre) fondèrent l’Union Tourangelle du Modèle Réduit (UTMR), dont le président fut Jean-Pierre Longhais. Cette union, qui regroupait toutes sortes d’associations de modélisme (bateaux, voitures et avions radio-commandés, poupées…), organisa alors pendant plusieurs années les Journées Tourangelles du Modèle Réduit, au Parc des Expositions de Tours, manifestation qui rencontra un franc succès mais n’était possible que du fait d’une politique tarifaire particulièrement intéressante de la mairie de Tours envers les associations. Aussi, lorsqu’en 1997 le Parc des Expositions devint une société d’économie mixte, les tarifs de location des halls d’exposition devinrent prohibitifs, et ce genre d’exposition animé par des bénévoles et sans but réellement lucratif devint impossible. L’UTMR voulut tenter de se rabattre sur d’autres locaux, mais très vite il devint évident que nous ne parviendrions à organiser quelque chose qu’en tant que clubs de modélisme ferroviaire ; ayant trouvé un lieu d’accueil à Saint Cyr (banlieue de Tours), les quatre Clubs de modélisme ferroviaire purent organiser une nouvelle exposition en juin 1999, qui rencontra un certain succès ; pour pouvoir reconduire une nouvelle exposition, ces quatre clubs fondèrent une nouvelle structure, l’Union Tourangelle Mini-Train (UTMT). Le but était d’organiser une exposition de modélisme ferroviaire tous les deux ans, en alternance avec Orléans, et l’UTMT parvint à le faire en mai 2001 à Fondettes.

Pour diverses raisons, la première  exposition organisée par l’UTMT fut aussi la dernière. L’Union se dissout finalement en 2006 à l’unanimité de ses membres. C’était aussi finalement la fin d’une époque. Il y eut quelques tentatives de relancer les expositions de modélisme ferroviaire mais elles échouèrent.

 

Le passage de témoin

Cette fin d’époque se concrétise pour le Club sur différents plans ; Jean Froment, secrétaire et trésorier de 1990 à 2001, puis président après cette date, passe la main en 2011 ; de nouveaux membres, parfois très jeunes, sont arrivés. La nouvelle équipe entreprend de reprendre les activités traditionnelles du Club, (notamment les expositions), mais aussi de mettre en œuvre concrètement la modernisation du réseau mobile que tout le monde entrevoyait déjà depuis quelques années ; nous avons fait des choix techniques, humains aussi du fait des compétences diverses de nouveaux membres ; le Club entre dans l’ère du digital, et c’est non seulement un travail important et enthousiasmant, mais aussi une aventure technique. Les samedis de rencontre du Club sont des ruches bourdonnantes, des connaissances, de simples curieux, des passants viennent nous voir… Par beaucoup d’aspects, en s’appuyant sur l’énorme travail et la somme de connaissances légués par les « anciens » qui continuent d’apporter leur aide, une nouvelle génération de modélistes s’approprie et renouvelle le Club.

Yves Mercier, Jean Froment

 

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close